Euro 2022 - Groupe B - Attendue, l'ESPAGNE doit désormais confirmer

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Dans notre tour d'Europe des qualifiés pour la compétition continentale, on s'arrête ici en Espagne, l'un des principaux favoris. Quart de finaliste des deux dernières éditions, l'objectif minimum sera de rejoindre le dernier carré. Son parcours de qualification L'Espagne a terminé en tête de son groupe de qualification où figuraient la République Tchèque et la Pologne, ainsi que la Moldavie et l'Azerbaïdjan. Ce fut dans l'ensemble une promenade de santé, avec un seul match qui ne fut pas remporté par au moins trois buts d'écart, face à la Pologne finalement non qualifiée. Groupe D : 1er Matchs : 8 Victoires : 7 Match nul : 1 Défaite : 0 Buts inscrits : 48 But encaissé : 1 Les résultats Pologne (0-0, 3-0) République tchèque (5-1, 4-0) Azerbaidjan (4-0, 13-0) Moldavie (9-0, 10-0) L'équipe Est-ce la bonne année pour l'Espagne ? Dominatrice chez les jeunes, elle s'est installée parmi les meilleures équipes du monde en senior sans pour autant s'approcher d'un titre en compétition. Elle fait désormais partie des équipes attendues, d'autant plus que le FC Barcelone s'est imposé à l'échelle des clubs comme une des toutes meilleures équipes du continent. L'équipe évolue dans un 4-3-3 quasiment immuable (elle peut également évoluer plus rarement en 3-4-3) s'appuyant en large majorité sur des joueuses du FC Barcelone, à commencer par le trio Patri Guijarro/Aitana Bonmati/Alexia Putellas au cœur du jeu devant un duo en défense centrale composé de Mapi Léon et Irene Paredes. L'absence sur blessure de Jenni Hermoso va obliger Jorge Vilda à modifier ses plans pour le trio d'attaque où la meilleure buteuse de la sélection et des qualifications était logiquement titulaire indiscutable. Ce pourrait ne pas être une mauvaise chose pour mieux surprendre ses adversaires, car la sélection ne manque pas de talent. Alors que des joueuses telles que Nerea Eizaguirre ou Amaiur Sarriegi (leaders et prolifiques au sein d'une Real Sociedad vice-championne d'Espagne) ont été laissées de côté, c'est la jeune Salma Paralluelo, 18 ans et aucune sélection, qui a été appelée dans un premier temps avant de se blesser et de laisser sa place à Teresa Abelleira, pourtant plutôt milieu défensive axiale au Real Madrid. Le secteur offensif sera du coup un peu dans le flou et surtout inexpérimenté -bien que talentueux-, à moins de monter Putellas d'un cran. L'équipe n'a pas vraiment de point faible si ce n'est son incapacité jusqu'ici à forcer la décision dans les rencontres de haut niveau pour obtenir des résultats plus en adéquation avec son potentiel et son inexpérience des derniers tours des grands rendez-vous. Le facteur fatigue peut également entrer en jeu si Jorge Vilda ne fait pas tourner ses joueuses cadres qui jouent beaucoup en club également. Le sélectionneur Jorge Vilda a pris la succession d'Ignacio Quereda en 2015 après plusieurs années fructueuses à la tête des sélections de jeunes, en U17 puis U19. Il est également responsable de la sélection au sein de la Fédération. Il connait donc parfaitement tout le système et les joueuses espagnoles. Il se montre cependant plutôt conservateur dans ses choix d'équipe et de tactique, n'aimant pas trop le changement et profitant rarement de la profondeur de son effectif, ce qui lui est d'ailleurs régulièrement reproché. La joueuse clé Athenea del Castillo Ce n'est pas la plus connue des joueuses espagnoles, mais la jeune ailière du Real Madrid a montré lors de l'Arnold Clark Cup en début d'année ce qu'elle pouvait apporter. Elle a les moyens de faire une vraie différence et d'apporter de la largeur au jeu espagnol et pourrait s'imposer pour de bon si elle se montrer efficace, d'autant plus que l'absence de Jenni Hermoso laisse un vide. Le pronostic L'équipe a le potentiel pour remporter le titre. Mais comme la France, elle peut également tomber plus tôt que prévu parce qu'elle n'a pas réussi à marquer, ou que l'effectif n'a pas assez tourné pour reposer les cadres. Elle devrait cependant atteindre au moins le stade des demi-finales. La déclaration Leila Ouahabi : « Je pense que nous avons gagné le respect des autres. L'équipe nationale espagnole mérite le respect pour tout ce qu'elle a accompli au fil des années. Si nous jouons de la manière dont nous savons le faire et de la manière dont nous nous sommes préparées, les choses viendront d'elles-mêmes ». Le fait L’Espagne a signé un accord historique en amont de l’Euro à venir. La fédération espagnole de football a officiellement instauré l’égalité salariale entre les sélections féminines et masculines au niveau des primes et des droits à l’image. Une avancée obtenue après un long combat et d’intenses négociations entre l’institution et le syndicat des joueuses, représenté par la FIFPro. Un pas supplémentaire vers l’avant après l’affrontement qui avait déjà opposé les espagnoles et leur fédération début 2020 pour tendre vers un championnat professionnel, avec des conditions de travail et des salaires minimum qui avaient finalement été obtenus à l’époque. Le chiffre : 0 L’Espagne n’a marqué aucun but lors de ses trois derniers matches à l’EURO 2017, restant muette contre l'Angleterre, l'Écosse et l'Autriche en quart de finale après ses deux buts marqués contre le Portugal lors de la première journée. La préparation L'équipe a réalisé une préparation de haut niveau en participant à l'Arnold Clark Cup, où elle a fait bonne figure face à l'Allemagne (1-1), l'Angleterre (0-0) et le Canada (1-0). Pour ses derniers matchs de préparation avant l'Euro, elle a battu l'Écosse (2-0), atomisé l'Australie (7-0) avant un nul en Italie (1-1). Une défense solide, une attaque qui peut prendre feu. >> Les résultats des matchs de préparation Le calendrier Le vendredi 8 juillet à 18h contre la Finlande Le mardi 12 juillet à 21h face à l'Allemagne Le samedi 16 juillet à 21h face au Danemark Les joueuses G : 1-Lola Gallardo (Atlético Madrid, 37/0), 13- Sandra Paños (FC Barcelona, 52/0), 23-Misa Rodríguez (Real Madrid, 5/0) D : 2-Ona Batlle (Manchester United, ANG, 23/0), 3-Laia Alexandri (Atlético Madrid, 11/2), 4-Irene Paredes CAP. (FC Barcelona, 83/9), 5-Ivana Andrés (Real Madrid, 36/0), 15-Leila Ouahabi (FC Barcelona, 49/1), 16-Maria Pilar León (FC Barcelona, 50/1), 19-Olga Carmona (Real Madrid, 10/0), 20-Andrea Pereira (FC Barcelona, 41/0), 21-Sheila García (Atlético Madrid, 7/0) M : 6-Aitana Bonmatí (FC Barcelona, 42/15), 7-Irene Guerrero (Levante UD, 14/4), 8-Mariona Caldentey (FC Barcelona, 49/18), 12- Patricia Guijarro ( 14- Alexia Putellas, A : 9-Esther González (Real Madrid, 23/15), 10-Athenea del Castillo (Real Madrid, 11/3), 11-Marta Cardona (Real Madrid, 18/1), 17- Lucía García (Athletic Club Bilbao, 33/8), 18-Teresa Abelleira (Real Madrid, 5/0), 22-Clàudia Pina (FC Barcelona, 4/0) Absences majeures : Jennifer Hermoso (blessée), Marta Corredera (maternité) Participations à l'Euro Participations : 3 Meilleur résultat : Demi-finaliste (1997) Pire résultat : Quart de finaliste (2013, 2017) Dernière participation : 2017 (Quart de finale)

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