Euro 2022 - Groupe B - L'ALLEMAGNE veut se rassurer et tenter de redorer son blason

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Sélection à la domination hégémonique sur la compétition pendant de nombreuses années, l'heure est à la reconquête après un dernier Euro puis Mondial décevants au vu des standards de la Frauen-Mannschaft. Son parcours de qualification Opposée à l'Ukraine, l'Irlande, la Grèce et le Monténégro, l'Allemagne fait partie des trois équipes avec les Pays-Bas et la Norvège qui ont remporté toutes leurs rencontres de qualification. L'équipe a marqué de nombreux buts (onze joueuses en ont inscrit au moins deux) et n'en a encaissé qu'un, sur penalty, lors de son dernier match face à l'Irlande. Une campagne de qualification parfaitement négociée pour l'équipe la plus titrée de la compétition. Groupe I : 1er Matchs : 8 Victoires : 8 Match nul : 0 Défaite : 0 Buts inscrits : 46 But encaissé : 1 Les résultats Irlande (3-0, 3-1) Grèce (5-0, 6-0) Ukraine (8-0, 8-0) Montenegro (10-0, 3-0) L'équipe On ne présente plus l'Allemagne, place forte du football mondial qui reste sur des résultats décevants depuis son sacre olympique en 2016. Avant d'être éliminée en quart de finale du dernier Euro, elle avait remporté les six précédentes éditions. Elle part favorite de chaque compétition qu'elle débute, et ce sera encore le cas cette année. Pourtant, elle arrive un peu dans l'inconnu, avec des résultats peu probants et (comme beaucoup d'équipes) une très large revue d'effectif pour cause de covid et de blessures ces dernières années. Il n'en reste pas moins que le groupe appelé regorge de talents, avec quelques joueuses d'expérience pour accompagner toute une nouvelle génération très prometteuse, et pour certaines joueuses, déjà bien installées. Chez les Allemandes, comme souvent, le danger vient de partout, dans une formation en 4-3-3 ou 4-2-3-1 selon les joueuses sur le terrain. Malgré des joueuses de ballon comme Sara Däbritz, Lina Magull ou Linda Dallmann, l'Allemagne est plus efficace quand elle joue en profondeur et sur sa vitesse et sa puissance. La jeune génération qui arrive, en dehors d'Oberdorf déjà indispensable devant la défense, se met surtout en évidence en attaque et dans les couloirs avec une diversité de profils et une profondeur de banc que d'autres équipes lui envient sûrement. Il reste toutefois une interrogation sur les qualités défensives de la sélection, d'autant plus que Martina Voss-Tecklenburg a dû faire beaucoup tourner en fonction des absences. Marina Hegering, pilier de la défense centrale, a très longtemps été blessée cette année et son état de forme est quelque peu inconnu. Les latérales sont très offensives et peuvent également être prises dans leur dos. Dans les buts en revanche, Merle Frohms est très solide et Almuth Schult, devenue numéro 2 a priori, l'est tout autant. L'équipe a pu faire preuve d'inexpérience ces derniers mois quand certaines cadres étaient absentes, ce qui a pu lui coûter cher. Les absences de Dzsenifer Marozsán et Melanie Leupolz, deux piliers du milieu de terrain, pourraient également se faire sentir malgré la profondeur d'effectif. Le sélectionneur Martina Voss-Tecklenburg La sélectionneuse allemande est une ancienne internationale qui compte 125 sélections avec la Mannschaft. Sur le banc, elle a remporté la Coupe féminine de l'UEFA avec Duisburg (2009) puis a mené la Suisse à ses premières participations en Coupe du monde (2015) et à l'Euro (2017) avant de prendre les rênes de la sélection allemande fin 2018 pour un succès très relatif jusqu'à présent. La joueuse clé Lena Oberdorf Il y a plusieurs joueuses-clés au sein de l'équipe, notamment dans le secteur offensif, mais ce n'est pas un hasard si Oberdorf s'est tout de suite imposée devant la défense. Parmi les plus jeunes de la sélection, elle n'est pas la moins talentueuse et surtout, ses performances apportent un surplus de solidité défensive à une équipe dont ce n'est pas nécessairement le point fort. Le pronostic Malgré tout le talent de cette équipe et l'aboutissement attendu d'une reconstruction entamée en 2016, il va peut-être manquer un petit quelque chose pour que l'équipe arrive à récupérer « son » titre. Elle sera favorite au même titre que l'Espagne dans le groupe B où figure également le Danemark (ses deux premiers adversaires), et sera ensuite favorite de toutes ses rencontres. A elle de tenir son rang. La déclaration Martina Voss-Tecklenburg « Nous voulons faire partie des favorites pour le titre. Mais c'est un processus. Nous avons quelques joueuses qui disputent leur premier ou deuxième grand tournoi, auxquelles s'ajoutent quelques joueuses expérimentées. Nous ne ressentons pas plus de pression. Nous devons repousser nos limites et simplement tout donner, physiquement et mentalement, pour obtenir les bons résultats. Je veux que nous voyions une équipe allemande sûre d'elle sur le terrain, c'est toujours mon ambition » Le fait L’Allemagne fait preuve d’ouverture La fédération allemande a décidé il y a un peu plus d’une semaine de prendre le contre-pied de la tendance actuelle, en autorisant les personnes transgenres et non-binaires à choisir si elles veulent jouer pour une équipe de football masculine ou féminine. Une règle qui s’appliquera dans les compétitions amateurs, juniors et dans le futsal. Cette décision était demandée par beaucoup, après l’apparition en 2018 de la possibilité de choisir dans la catégorie genre « divers » ou « non-spécifié » en plus de « homme » ou « femme » sur les papiers d’identités allemands. La DFB défend en prime ce choix après une expérimentation à Berlin en 2019, qui « a démontré que cela ne met pas en péril l'intégrité de la compétition. Après tout, chacun a des forces et des capacités physiques différentes qui ne peuvent que mener au succès au sein d'une équipe, indépendamment du sexe... ». Le chiffre : 3 La quasi-totalité de la sélection évolue dans trois clubs allemands, tout particulièrement Wolfsburg et le Bayern Munich, puis l'Eintracht Frankfurt. Seules Almuth Schult, sur le départ de Wolfsburg, Ann-Katrin Berger (Chelsea) et Sara Däbritz (OL) ne sont pas liées pour le moment à un de ces trois clubs. Automatismes. La préparation Le début de l'année a été assez compliqué pour l'Allemagne -certes diminué par de nombreuses absences-, qui a perdu deux rencontres lors de l'Arnold Clark Cup en Angleterre et fait un match nul, avant de perdre contre la Serbie lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2023. L'équipe s'est cependant rassurée lors de son dernier match de préparation avec une très large victoire face à la Suisse (7-0), emmenée notamment par la -toujours- très performante Klara Bühl. >> Les résultats des matchs de préparation Le calendrier Le vendredi 8 juillet à 21h contre le Danemark Le mardi 12 juillet à 21h contre l'Espagne Le samedi 16 juillet à 21h contre la Finlande Les joueuses G : 1-Merle Frohms (Eintrahct Frankfurt, 27/0), 12-Almuth Schult (VfL Wolfsburg, 64/0), 21-Ann-Katrin Berger (Chelsea WFC, 3/0) D : 2-Sophia Kleinherne (Eintracht Frankfurt, 16/0), 3-Kathrin Hendrich (VfL Wolfsburg, 46/5), 5-Marina Hegering (FC Bayern Munich, 20/3), 15-Giulia Gwinn (FC Bayern Munich, 27/3), 17-Felicitas Rauch (VfL Wolfsburg, 21/3), 23-Sara Doorsoun-Khajeh (Eintracht Frankfurt, 36/1) M : 4-Lena Lattwein (VfL Wolfsburg, 17/0), 6-Lena Oberdorf (VfL Wolfsburg, 27/3), 8-Sydney Lohmann (FC Bayern Munich, 12/2), 9-Svenja Huth (VfL Wolfsburg, 66/13), 13-Sara Däbritz (Olympique Lyonnais, FRA, 86/17), 16-Linda Dallmann (FC Bayern Munich, 45/12), 20-Lina Magull (FC Bayern Munich, 60/19), 22-Jule Brand (TSG 1899 Hoffenheim, 16/5) A : 7-Lea Schüller (FC Bayern Munich, 39/25), 10-Laura Freigang (Eintracht Frankfurt, 13/9), 11-Alexandra Popp CAP. (VfL Wolfsburg, 114/53), 14-Nicole Anyomi (Eintracht Frankfurt, 8/0), 18-Tabea Waßmuth (VfL Wolfsburg, 15/5), 19-Klara Bühl (FC Bayern Munich, 24/12) Absences majeures : Dzsenifer Marozsán, Melanie Leupolz, Leonie Maier Participations à l'Euro Participations : 10 Meilleur résultat : Vainqueur (1989, 1991, 1995, 1997, 2001, 2005, 2009, 2013) Pire résultat : Quart de finaliste (2017) Dernière participation : 2017 (Quart de finale)

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